Si vous avez été ou si vous êtes le soutien émotionnel de l’un de vos parents…

L’origine

Quand l’un des parents a été en difficulté pour gérer ses émotions , il a pu reporter « cette charge » sur son enfant , c’est le cas par exemple, d’un parent dépressif, ou , atteint de troubles de la personnalité ou celui pour qui, chaque émotion est vécu d’une manière démesurée.

Le point commun à ces parents est la difficulté à gérer seul, leurs émotions qui peuvent paraitre , trop envahissantes et déstabilisantes, submersivent . Il recherche un appui pour se sécuriser et au lieu de le chercher à l’intérieur d’eux même, d’apprendre à mobiliser leurs ressources internes , ils vont le chercher à l’extérieur et font jouer ce rôle à l’un de leurs enfants.

Il objectivise son enfant puisqu’il lui donne un rôle à jouer , une fonction qu’il n’ a pas à avoir pour calmer ses angoisses . L’enfant n’est donc plus considéré comme un « sujet » , il est perçu à travers « son utilité ». Le parent ne conscientise pas cet aspect de la relation sinon cela signifierait qu’il a conscience de ses propres manques , là où lui aussi, n’a pas eu de transmission par ses propres parents, et, de ce qui le fait réellement souffrir .

Quelles sont les conséquences pour l’enfant à l’âge adulte

Quand on a « intégré » qu’on a été aimé quand on a été utile , on cherche à reproduire cette situation de manière inconsciente . Il est donc important de prendre conscience de ce schéma de fonctionnement afin d’en changer pour ne plus reproduire et entretenir ce qui a fait souffrir et qui peut épuiser.

On peut aussi chercher à vouloir réparer/sauver à l’âge adulte, comme on a pu croire enfant que c’était grâce à nous que notre parent pouvait « survivre ». C’est ce que l’on appelle le syndrome du sauveur, vouloir sauver l’autre alors qu’il ne nous a rien demandé. Vous vous situez là aussi dans une forme de répétition qu’il est nécessaire de » travailler  » pour s’en libérer.

On peut aussi prioriser l’autre et ses besoins , détriment de ses propres besoins, en cultivant une posture de sur adaptation .

Ces comportements sont très proches et peuvent se cumuler , on peut en effet, adopter une posture de sauveur et se suradapter ce qui est primordial c’est de prendre conscience de son attitude vis à vis d’autrui et jusqu’où on est capable d’aller en se mettant de côté, comment finalement, on continue de se « maltraiter » à l’âge adulte malgré soi et qu’on entretient ce qui a été vécu dans l’enfance.

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