L’humiliation est une forme de maltraitance , il est difficile de ne pas la perpétuer et de se regarder dans notre capacité à la reproduire , à ne plus la subir également, tout comme de vouloir sauver ceux qui en seraient également victime. C’est aussi ce que l’on nomme le triangle de karpman.
Son rapport » faussé »à l’humiliation
La personne qui a été humiliée enfant peut ne pas percevoir « l’humiliation » de la même façon qu’une personne qui n’en a pas fait l’expérience. Son échelle de valeur ou d’appréciation est modifiée car elle peut tolérer des paroles, des situations qui seraient insupportable pour d’autres . Ce qui peut la conduire à une certaine forme de banalisation de ce qu’est l’humiliation et ainsi, la faire vivre aux autres sans même s’en rendre compte ce qui perpétue sa blessure et celle des autres .
Apprendre à se voir , s’accueillir sans se juger est essentiel comme étape dans sa guérison.
C’est également apprendre à se décentrer , à se voir comme un sujet , pour prendre conscience. Et ensuite, revenir à soi pour faire évoluer ce comportement si on le souhaite.
Bien souvent l’impact de certains comportements de maltraitance sont minimisés , c’est le cas de certaines paroles qu’on du mal à identifiées comme humiliantes, par exemple, lorsqu’on utilise le cynisme qui a pour but de rabaisser l’autre; sous couvert de l’humour, en essayant de le priver de son droit de réponse.
Plus on cherche à la dissimuler, à la nier plus elle est entretenue et donc plus la souffrance est alimentée et transmise. C’est un cercle vicieux dont on devient cocréateur parfois même, sans s’en rendre compte.
Comprendre qu’on est responsable de cette partie là, est un premier pas vers la guérison.
Ouvrir les yeux sur son propre comportement, c’est aussi prendre conscience de la souffrance vécue. C’est arrêter de la minimiser, de l’étouffer ou de chercher à la dissimuler, pour simplement la reconnaître , accepter ce qui a été, et se libérer.
Car plus on cherche à nier ou à cacher ce qui fait mal, plus la souffrance risque de s’entretenir. Elle peut alors continuer à influencer nos comportements, nos relations et notre manière de nous percevoir.
Reconnaître sa part de responsabilité ne signifie pas se culpabiliser. Au contraire, c’est un premier pas vers la guérison. C’est également une manière de commencer à interrompre les cycles de répétition que l’on entretient malgré soi, souvent de façon inconsciente.
C’est un acte d’amour envers soi et envers l’autre
Apprendre à ne plus nourrir ce qui nous a mal du mal , reconnaitre l’ampleur de ce que l’on a vécu sans minimiser , ni dramatiser , c’est sortir progressivement du rôle de victime .
C’est reprendre le pouvoir de création sur sa vie.
Certains comportements répétitifs, certaines réactions émotionnelles, certaines peurs, angoisses peuvent être lié à ce vécu d’humiliation, apprendre à identifier ce que l’on ressent, mettre des mots sur ses émotions, comprendre ses mécanismes permet de retrouver progressivement une capacité de choix.
Si vous recherchez un coach, un thérapeute à Périgueux, l’accompagnement peut notamment vous aider à mieux comprendre vos fonctionnements, vos émotions et les schémas que vous souhaitez faire évoluer.
L’objectif n’est pas de devenir quelqu’un d’autre.
Il s’agit plutôt de revenir à soi, de mieux se connaître, de reconnaître son histoire et de retrouver progressivement sa liberté de choisir.
C’est également prendre conscience de notre faculté de guérison, de résilience .
Nous avons tous la possibilité de choisir ce que nous nourrissons . Et parfois, changer ce que l’on nourrit en soi suffit à commencer à changer toute une vie.


